Avertissement en K…

 

Il faut bien se rendre à l’évidence. Regarder la vérité en face. Jamais ne trouvera-t-on le moindre korrigan, ni même la plus petite trace de kraken à Kiamika. Les kamichis n’y voleront sans doute jamais, tout comme n’y pousseront probablement pas les kumquats.

Il ne faudrait pas se laisser aller à rêver d’y rencontrer quelques kobolds amis, mais s’estimer chanceux de pouvoir boire son kéfir en paix.

La forêt de Kiamika ne contient aucun kapokier, mais offre en abondance pins, sapins, mélèzes, épinettes, cèdres, thuyas, depuis la fin de l’ère glacière. Aussi kétaine que cela puisse paraître, les enfants de Kiamika, sans se prendre pour des kronprinz ou des khédives, y sont les plus heureux du monde. Ces enfants ont la chance extraordinaire d’habiter la contrée de l’arbre de Noël. Le pays du premier arbre de Noël.

Cette histoire m’a été racontée par un enfant de Kiamika qui la tient d’un enfant du temps d’avant les arbres de Noël. C’est pourquoi, elle est tout à fait véridique.

Je vais te dire une sorte de chose